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Locarno 7 – Journée du cinéma suisse

Loccs_1_2 Ce matin, un vent de folie s’est levé sur Locarno. Dès l’aube, les tambours ont battu jusqu’au fond des vallées profondes. Des oriflammes claquent dans l’aquilon matutinal. On a allumé des feux d’enfer sur lesquels rôtissent des bœufs entiers. Le cinéma suisse est en liesse !
Bon, euh on secalme  quand même un peu. Il est vrai qu’en ce mardi 7 août 2007 a leiu la deuxième Journée du Cinéma suisse. Dans les rues, quelques ragazzi et ragazze de SwissFilms, de l’OFC, voire de Suissimage ont enfilé de seyant t-shirts couleur de stabilo – vert, rose, orange. Quant au Léopard emblématique, il voit rouge : les panneaux de signalisation sont repeints couleur de feu et le pelage du fauve a viré écarlate sur les bandes annonces précédant les films.
On rate l’inauguration officielle pour cause de visionnement, mais on se rattrape aussitôt. On s’engage sur la passerelle boisée qui traverse le Spazio Cinema, et c’est beau comme une chanson scoute.
A la Sala, proclamation des palmarès 2007, Bourses SSA pour le développement de longs métrages de fiction et pour le développement de films documentaires, Prix de la Fondation suisa pour la musique.
Et puis, projection de I was a Swiss Banker, de Thomas Imbach, maître de l’école du Décousisme: ses films se caractérisent par des coq à l’âne, des incohérences, des déconnections et un propension au sarcasme. Contrôlé par les douaniers alors qu’il passe de l’argent, un banquier suisse pète les plombs, appuie sur la champignon qui a tout l’air d’être hallucinogène puisqu’il se retrouve à nager avec les sirènes dans le lac de Constance, tombe entre les pattes d’une sorcière qui le prend dans ses filets et fait tomber la pluie, subit une initiation auprès de trois femmes et finit garçon de plage à Genève. C’est brillant certes ; c’est aussi vain et prétentieux.
Loccs_swiss_2 Apéritif à SwissFilms, l’agence de promotion du cinéma suisse, dirigé par Micha Schiwow (en orange sur la photo).
Loccs_shiwow Loccs_famille_max Loc_cs_maxauto On courbe la rencontre Plein feu sur les comédien/nes avec d’autant plus de facilité que Carmen Maura a fait faux-bond.

On file à l’Exposition-Atelier «Film d’animation» où une flopée de gosses s’initient aux mystères du folioscope, du thaumatrope et du zootrope et découvrent l’envers du décor de Max & Co, le premier long métrage de dessin animé suisse.
NB: histoire de faire joli, un personnage tiré du Génie de la boîte de ravioli, de Claude Barras, a été rajouté devant SwissFilms.
Maintenant, cap sur l’Encyclopédie du Cinéma suisse, et puis Forum sur La Première, apéritif, 1 Journée de Jacob Berger sur la Piazza et puis la Nuit Fauve du cinéma…

La phrase du jour:
«Locarrrno j’adorrre. Je fais toutes les boîtes de nouit. Même quand je souis en Italie, je viens à Locarno dans les night-clubs. Je n’arrive pas à dormir sans ça. Jim Jarmusch, loui, c’est ploutôt Belinzone. Il vient de New York pourrr s’éclater à Bellinzone»
Roberto Benigni vers 1990 dans les archives de la TSI

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