Pavarotti, dernier gag
Il arrive parfois qu'un détail dans un film trouve une résonance chez le spectateur que le réalisateur n'avait pas imaginée. L'exemple le plus banal c'est de voir un 3 novembre un film dont une scène se déroule un 3 novembre (c'est la date que donne le calendrier au mur du bureau dans Les Poings dans les Poches de Bellochio)
En janvier 1998, Woody Allen dans Deconstructing Harry se désolait d'être un obsédé sexuel. Son personnage énumère tous les hommes adultes, vaccinés, responsables, qui ne pensent pas qu'au cul: "Avocats… médecins… notaires… le Président des Etats-Unis… Bad example", se reprend-il aussitôt. Drôle au moment du tournage, la réplique devenait totalement hilarante au moment de l'exploitation suisse du film, au plus fort du scandale sexuel entachant la robe bleue de la stagiaire Monica Lewinsky de par l'intermédiaire de Bill Clinton…
Encore plus fort: cet après-midi, les critiques de cinéma ont eu la chance de découvrir à l'Europlex-Flon L'Invité, de Laurent Bouhnik avec Daniel Auteuil, Valérie Lemercier et Thierry Lhermitte. Un petit bourgeois, chômeur de longue durée, attend la visite du Directeur des Ressources Humaines de l'entreprise qui envisage de l'embaucher. Un voisin bien intentionné l'aide à optimiser ses chances.
Il critique sa discothèque: Claude François, Mike Brant, Balavoine, Joe Dassin… que des morts! - "Oui mais, objecte Colette (Lemercier), on a aussi le disque de Pavarotti"… Ouarf! Enfin quelque chose d'un peu drôle dans ce succédané d'Au Théâtre Ce Soir ! Malheureusement c'est involontaire… et fugace. Car, plate hier, tragiquement cocasse aujourd'hui, la réplique ne fera plus sens dès demain (et le film sort le 19 septembre…)…
Sic transeunt les bons mots et dans cent ans nous serons tous morts – certains depuis longtemps déjà...

L'anecdote qui va suivre n'a qu'un intérêt très relatif, mais puisque c'est le thême du jour... J'ai le souvenir d'une séance de cinéma à l'époque de la sortie du film de Beineix "37°2 le matin". A un moment donné, au second plan d'une scène, on voit une horloge murale indiquer 17h45. Machinalement, je regarde ma montre et là, devinez quoi ? (Insoutenable suspens) Il était 17h.45 ! Si ! Si !
Rédigé par: Turmix | le 08 septembre 2007 à 10:10